29.12.2008

Angkor - Notre Dame

Saviez-vous que le temple d’Angkor Wat (Cambodge) et la cathédrale Notre Dame de Paris ont été construits à la même époque ?

2097316949.JPGAu XIIème siècle, à 10.000 kilomètre de distance, la ferveur religieuse de la France de Philippe Ier et celle de l’Empire Khmer de Suryavarman II trouvaient là une de leurs expressions les plus durables et les plus abouties.

Et aujourd’hui, à quoi doit s’attendre le touriste désireux de visiter ces deux joyaux du patrimoine mondial ?

1) L’état de l’édifice :
• Notre Dame : située au cœur de la ville, la cathédrale, régulièrement entretenue, est restée le haut lieu de la vie religieuse parisienne. L’église, qui vient de bénéficier d’un lifting complet de sa façade, a donc bien résisté aux outrages du temps. Rappelons quand même qu’au Moyen-Age, les façades des églises étaient peintes dans des couleurs vives, qui ont toutes disparu aujourd’hui.
• Angkor Wat : à partir du XVème siècle, l’Empire Khmer, victime des invasions Thaïes et Viet, entre en décadence. La ville d’Angkor est abandonnée au profit de Phnom Penh. Le site tombe progressivement dans l’oubli (il ne sera quand même jamais complètement oublié) avant d’être « redécouvert » et surtout restauré pendant la colonisation française. Le régime Khmer Rouge (1975-1979) laisse heureusement intact ce joyau de l’art khmer, aujourd’hui entretenu grâce au soutien de la communauté internationale. 1420073144.JPGSi vous voulez avoir une idée des sites tels qu’ils se présentaient aux explorateurs du XIXè siècle, visitez le Ta Phrom. Vous serez impressionnés par les racines géantes des fromagers qui enserrent le temple et le maintiennent debout.

2) La visite :
• Angkor : difficile de se faire une idée exacte du site au faîte de son rayonnement, car les sources écrites sont inexistantes, exception faite du témoignage d’un diplomate chinois en visite à Angkor à la fin du XIIIe siècle. On sait donc peu de choses sur le rôle de ce temple, les cérémonies qui s’y déroulaient… A vous de faire preuve d’imagination
• Notre Dame : évidemment, c’est beaucoup plus simple, le fil historique reliant le XIIè siècle à notre époque n’ayant jamais été rompu.

3) Comment s’y rendre :
• Notre Dame : rien de plus simple, le métro (arrêt Cité) vous amène sur le parvis de la cathédrale.
• Angkor Wat : depuis Phnom Penh, prendre un bus (6 heures de trajet) jusque Siem Reap, la ville touristique à proximité des temples. A Siem Reap, n’importe quel chauffeur de tuk-tuk (moto tirant une remorque pouvant embarquer jusque 4 passagers) se fera un plaisir de vous emmener de temple en temple, pour une dizaine de dollars par jour.
593647239.JPGSi vous avez le temps, vous pouvez aussi remonter en bateau le fleuve Tonlé Sap de Phnom Penh à Siem Reap. Cet affluent du Mékong a une particularité : pendant la saison des pluies, son cours change de sens ; au lieu de couler du lac Tonlé Sap vers la mer, le fleuve se déverse dans le lac, qui triple alors de volume. Jusqu’à récemment, le lac constituait la région la plus poissonneuse du monde, avant d’être victime de la surpêche.

4) Les délices du coin :
1574932386.JPG• Angkor : de retour à Siem Reap, pour échapper à la chaleur étouffante, rendez-vous au restaurant « le Blue Pumpkin » (littéralement, la « citrouille bleue »). Un lieu étonnant, branché, qui ne déparerait pas à Londres. Allongé sur un canapé, vous n’oublierez pas leur fruit shakes incomparables.
• Notre Dame : depuis l’île de la Cité, faites un saut sur l’île Saint Louis pour vous régaler chez le glacier Berthillon. Vous y dégusterez les sorbets parmi les meilleurs du monde. N’oubliez pas de tenter le parfum « fraise des bois ».

19.11.2008

Trois semaines camerounaises

Septembre, l’heure de la rentrée. C’est le moment de prendre des vacances. Direction le Cameroun pour 3 semaines. Allons voir un peu si la brousse ressemble à ce qu’en dit mon frère sur son blog, qui travaille 2 ans pour une ONG dans le nord du pays…

1782889900.JPG1) Première constatation, le Cameroun, c’est très grand. Presque 2 000 kilomètres du nord au sud. Alors, pour se rendre de Douala au sud à Maroua dans l’Extrême-Nord, il faut s’accrocher :
- C’est d’abord parti pour 4 heures de bus de Douala à Yaoundé, le long de l’ « axe lourd », le plus fréquenté du pays puisqu’il relie la capitale économique (et accessoirement le plus grand port) à la capitale politique.
- A Yaoundé, il est temps de prendre le train de nuit. 16 heures (dans le meilleur des cas) pour se rendre à Ngaoundere. Cela se fait sans problèmes… sauf quand c’est la rentrée scolaire et que tout le Cameroun rentre au village. Cela nous donne droit à une nuit mémorable assis sur son sac, entre les bâtons de manioc qui s’échangent de main en main, accompagnés par la voix tonitruante des prédicateurs religieux.665265598.jpg
- A Ngaoundere, terminus, tout le monde descend ! Ne restent plus que 8 à 9 heures de bus jusque Maroua, à sauter sur chaque nid de poule et surtout sur les milliers de dos d’âne qui parsèment les routes camerounaises (valeureuse mais souvent vaine tentative de ralentir les fous furieux du volant). Dans le bus, les prédicateurs ferroviaires sont remplacés par un charlatan-guérisseur-bonimenteur. En avant pour deux heures de speech, le temps de passer en revue son stock de médicaments-miracle (certains censés guérir le sida, d’autres carrément ressusciter les morts). C’est drôle mais aussi inquiétant parce que les passagers achètent en masse.

2082024727.jpg2) Deuxième constatation, le Cameroun, c’est beau. Il y a d’abord les paysages, extrêmement variés : on ne s’ennuie pas, de la savane aux palmiers bordant les plages volcaniques, des chefferies imposantes de l’Ouest aux petites cases en terre de l’Extrême-Nord, de la végétation luxuriante du sud aux champs de mil du nord, des lacs magiques du mont Manengouba aux pics de Rhumsiki…
Et puis, il y a les gens : là aussi, la diversité règne entre les grands costauds du sud et les grands longilignes du nord. Et encore, on n’a pas rendu visite aux petits Pygmées de l’Est. Et puis, quel plaisir de pouvoir parler français partout : dans la voiture à quatre sur la banquette arrière, en buvant du bilbil (l’alcool de mil) au marché, autour d’un délicieux poisson braisé, en partageant la boule de mil dans un village (parler permet d’ailleurs de faire passer la boule, pas franchement digeste)…

Bon, vous l’avez compris, un voyage au Cameroun s’impose pour découvrir tout ça…

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25.09.2008

Partir...utile

Vous rêvez d’un long break pour partir au bout du monde tout en vous rendant utile ? Quand vous avez fait part de ce projet à votre entourage, peut-être avez-vous eu droit à la liste de toutes les bonnes raisons de ne pas partir. Pour changer, voici la liste des raisons de sauter le pas :
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1) Une ouverture internationale unique :
Vous voulez travailler dans un environnement culturel aux antipodes du vôtre ? Le volontariat de solidarité internationale (VSI) est fait pour vous : c’est l’assurance d’être véritablement en contact avec la population locale, dans votre travail mais aussi en dehors. En effet, comme votre niveau de vie (vous toucherez une indemnité de quelques centaines d’euros/mois) et celui de la population resteront assez proches, une véritable relation pourra se construire.

2) De vraies responsabilités :
La variété des missions proposées est grande : animateur dans un orphelinat, gestionnaire d’un diocèse, formateur en informatique… Avec de la motivation et un minimum de compétences, il y a forcément une mission pour vous. Et, si vous êtes jeunes diplômés, les responsabilités exercées seront sans commune mesure avec le monde de l’entreprise : management de collaborateurs locaux, suivi budgétaire, mise en place de projets ambitieux. Tout cela dans un contexte d’autonomie très forte. Une expérience qui, si elle est réussie, pourra facilement être revendue en France.
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3) La fierté du travail accompli :
Bien sûr, vous ne changerez pas le monde en un ou deux ans. Mais vous aurez la satisfaction d’avoir apporté votre petite pierre à l’édification d’un monde plus juste et moins inégalitaire. Et cela n’a pas de prix.

4) Une expérience finalement pas si risquée :
Finissons par le plus rassurant : le ministère des Affaires étrangères a créé le statut de volontaire de solidarité international (VSI), qui accorde de nombreux avantages : l’obligation pour l’organisme d’envoi de vous former avant le départ, une couverture sociale adaptée, des droits à la retraite. Et en cas de démission motivée par un départ en mission, vous pourrez toucher les Assedics à votre retour. Il y a 2 conditions pour avoir le droit à ce statut : que l’association qui vous envoie soit agréée et que votre mission dure au minimum 12 mois.
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Attention : il y a une foule de raisons de partir mais il ne faut pas pour autant se leurrer. Une mission à l’étranger, ce n’est pas un long fleuve tranquille tous les jours. Il faut pouvoir supporter l’éloignement et, surtout, accepter d’être l’étranger, parfois l’intrus, celui qui doit s’adapter au pays d’accueil.

Si cette expérience vous tente, 2 conseils à ne pas négliger :
- Renseignez-vous avec soin sur la mission : rien de pire que de « partir pour partir », avec une mission floue et personne qui n’a besoin de vos compétences sur place. Dans ces cas-là, le découragement survient vite.
- Choisissez une association qui vous ressemble : durant votre mission, il y aura forcément des jours plus difficiles. Si vous vous sentez soutenus par l’organisation en France, vous surmonterez beaucoup plus facilement les épreuves.

Pour plus de renseignements sur le statut de VSI :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/ong-organisations-non-gouvernementales_1052/volontariat_18406/volontariat-solidarite-internationale-vsi-soutenu-par-ministere-affaires-etrangeres-europeennes_59744.html

Pour avoir une idées du type de missions envisageables, rendez-vous sur le site du clong (comité de liaison des ONG de volontariat) : http://www.clong-volontariat.org/